samedi 17 mars 2012

Séjours linguistique : l'arrivée

Aujourd'hui, je vais parler de la suite de mes aventures. Après les préparations en amont, passons aux débuts. Ce sera un peu plus personnel, car là je parle de mon expérience et mes sentiments.

L'arrivée :

Pour moi c'était la première fois que je prenais l'avion toute seule, sans famille, sans amis. A mon stress de partir loin de tous ceux que j'aime s'accumulait celui de prendre l'avion seule. J'ai pas pu prendre de petit déj, j'ai seulement emporté avec moi une tartine que j'ai tout juste mordu et finalement jeté à la poubelle, car je me sentais nauséeuse.

Tout c'était bien passé, ma valise faisait juste pas 20kg (ça devait tourner autour des 19.8 lol). Assise dans l'avion, toujours ayant mal au ventre, je regarde pour la dernière fois le sol suisse. L'avion ne part pas à l'heure prévue, on entend le pilote nous dire qu'il y a un problème. Des gens ont décidé à la dernière minute qu'ils ne voulaient pas partir et il faut fouiller toute la soute à bagages pour retrouver les leurs. Finalement, on est partis avec 40min de retard. Durant le vol, je réfléchissais à mon séjour, pourquoi est-ce que je le fais, pourquoi maintenant, pourquoi moi ? Je pense aux gens que je laisse, je me dis qu'heureusement il y a Skype et Whatsapp pour m'accompagner. Tout à coup, je pense à mon chat, ce petit chaton que j'avais trouvé en octobre, que j'aime. Les larmes se mettent à couler toutes seules, c'est con je me dis ce n'est que mon chat, mais je me dis que du jour au lendemain, il ne va comprendre pourquoi je ne suis plus là. Et avec le temps, il va m'oublier. Je suis bête, je pleure pour mon chat, mais pas pour ma famille et ni pour mes amis.

Arrivée sans encombres à Londres Gatwick, j'attends mon chauffeur. Car oui j'avais oublié de le préciser, mais j'avais décidé de prendre l'option qu'on vienne me chercher à l'aéroport, de peur de me perdre en chemin (moi et mon sens extraordinaire de l'orientation, on voulait pas se perdre le premier jour). Il était un peu en retard, mais je comprends j'étais moi-même en retard. C'était un chauffeur de taxi, il s'appelle Paul, c'est la première personne avec qui j'ai parlé anglais (je ne compte pas les gars du contrôle des douanes à qui j'ai juste dit bonjour/au revoir). Il m'a emmené dans son bus et on est parti direction le sud vers Brighton. Lors du trajet, il me parlait de plein de choses. J'ai pas compris la moitié, mon oreille n'étant pas encore préparée pour entendre de l'anglais. Il m'a déposé directement en face de ma résidence, où m'attendait une dame de l'école. Je dis au revoir à Paul et on me fait visiter ma résidence.

La maison est vide, pas un bruit, on me dit qu'il y a d'autres personnes dans la maison. Mais j'avais de la peine à m'en rendre compte, au vu du silence. Même chez moi, avec la moitié de la maison qui dort ce n'est pas aussi silencieux. On pose mes valises dans ma chambre, on me montre la salle de bain, la cuisine et le salon. On m'explique comment va se passer ma première journée et on me donne les directions pour aller m'acheter à manger dans le supermarché le plus proche et on me laisse toute seule en me disant à demain.
Ma chambre était glaciale, le radiateur n'était pas allumé. Je l'allume et je vide ma valise. Je me dis qu'il faut que j'aille faire les courses pour m'acheter à manger. Après cela, je prends mon ordinateur et je me connecte sur Skype et je peux parler à ma famille. Je leur montre ma chambre, je leur fais par de ma déception.

En effet, j'ai souffert d'un malentendu avec mon agence de voyage. Je ne sais pour quelle raison, ils m'avaient dit que dans ma résidence j'aurais une salle de bain et une cuisine privée. Et lors de mon arrivée, je vois que tout est à partager. C'est une colocation quoi, la chose que je n'avais jamais voulu essayer, car je sais que cela ne va jamais me plaire. Sur le coup de la colère, je fais part de mécontentement à mon agence par mail.
J'écris tout en pleurant, je me sens mal et je regrette mon choix. J'ai envie de tout rempaqueter et prendre le premier vol pour rentrer.

J'essaie de me calmer, je mets ma veste et décide de partir chercher le chemin pour aller à l'école (et oui mon super sens de l'orientation, j'ai préféré vérifier avant d'y aller pour pas me perdre), je profite de marcher et prendre l'air. J'ai mangé un sandwich sur un banc proche d'une église en regardant une intersection. Voir les gens continuer à vivre, alors que moi j'avais juste envie d'appuyer sur pause et de rembobiner ma vie, m'a fait relativiser sur ma situation.

Finalement pour me changer les idées, je suis rentrée et j'ai pris une douche chaude (j'étais glacée) et en sortant de la douche je rencontre mon premier coloc, un français habitant tout près de la frontière Suisse. Sur le coup de l'exotisme, j'aurais pu faire mieux, tout le monde m'avait dit que j'allais rencontrer des gens venant de tous les pays et le premier que je vois c'est une personne que j'aurais presque pu croiser dans la rue... Enfin, j'avais au moins quelqu'un avec qui causer un peu. Juste après, je rencontre une autre de mes colocs, je reprends un peu espoir. J'ai fini ma journée tranquillement, j'ai mangé et suis allée me coucher.

Je me sentais mieux et prête pour ma première journée de cours.
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